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28.9.03

Qui a gonflé le dossier: démonstration logique du Sunday Telegraph

"Supposons qu'il n'y ait pas d'armes de destruction massive à déterrer dans l'Irak libéré; supposons même qu'un tel arsenal n'existait pas au moment où l'action militaire de la coalition a débuté en mars. Telle est l'hypothèse déjà retenue par la grande majorité du Labour qui va se réunir ce week-end à Bournemouth pour sa conférence annuelle. Une hypothèse qu'ils sont autorisés à faire. La question est de savoir si ils en tirent les conclusions correctes."

C'est ainsi que commence l'éditorial du Sunday Telegraph, qui ne partage pas la vision 'parano' qui veut que Bush et Blair aient "orchestré une grande mystification pour donner une justification morale à leurs ambitions impérialistes au Moyen Orient." En fait, on aurait dû davantage mettre l'accent sur soutien avéré de Saddam au terrorisme, sur les liens avec le Hamas, l'aide qu'il aurait pu leur apporter dans l'acquisition et l'utilisation d'armes de destruction massives.

Mais le point principal de l'éditorial est le suivant:

"Ceux qui se sont opposés à la guerre clament que l'échec à trouver des ADM ont fait paraître Bush et le Premier Ministre stupides. En fait, c'est Saddam lui-même qui a l'air stupide." En effet, par son attitude de non-coopération avec les inspecteurs onusiens de Hans Blix, il a tout fait pour qu'on pense qu'il avait quelque chose à cacher.

Et la cerise sur le gâteau:

"Un jour, il ressortira peut-être que l'argument des 45 minutes n'était pas un mythe forgé à Londres, mais à Bagdad par des généraux irakiens désireux de dire à Saddam ce qu'il avait envie d'entendre."

Qui amène cette conclusion d'une logique impitoyable:

"En fin de compte, si quelqu'un a bel et bien musclé (sexed up) le dossier , ce n'était pas Mr Blair ou Alastair Campbell : ce fut Saddam Hussein."



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