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25.10.03

Autoflagellation américaine: un clin d'oeil du passé

"Amis et ennemis vous lancent un regard accusateur et vous disent combien ils sont déçus de vous en tant qu'Américain. Ils citent l'évolution du mot 'libération'. Avant le débarquement en Normandie, cela signifiait être libéré de la tyrannie des nazis. Maintenant, dans la tête des civils, cela ne veut dire plus qu'une seule chose: les pillages."

Ceci est extrait d'un article paru le 7 janvier 1946 dans le magazine Life. L'auteur en est John Dos Passos, écrivain américain né d'un père portugais.

En voici deux autres extraits:

"Nous avons balayé l'hitlérisme, mais bon nombre d'Européens trouvent le remède pire que le mal. La victoire a pris un goût amer pour chaque Américain sensé que j'ai rencontré."

"Le temps est venu, pour l'avenir de notre propre sécurité, de donner au monde le meilleur de ce que nous avons, au lieu du pire."

Est-il besoin de commentaire ? Un article de la revue Critique (voir aussi ici) nous apprend ou nous rappelle que Dos Passos a commencé gauchiste pour finir conservateur. Cela nous permet-il d'inférer que de nos jours, il aurait partagé la vision néo-conservatrice d'une paix et d'une sécurité passant par l'instauration de la démocratie au Proche-Orient ? Quoi qu'il en soit, avec ou sans schadenfreude, Dos Passos communie au leitmotiv qui réunit les auto-flagellants et les impénitents et qui, aujourd'hui, est malheureusement vrai: "Le niveau du prestige américain n'a jamais été aussi bas en Europe."

Lire ici l'article complet (en anglais), signalé par Ase's Corner le 20.10.03 via Polyscopique.



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