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27.10.03

Orwell comme antidote à Dos Passos

Encore une citation, recueillie chez LE maître. Cette fois, on se trouve à l'opposé d'un Dos Passos - du moins en matière de perspicacité. Pourtant, les deux écrivains ont en commun d'avoir été réveillés de leur sommeil idéologique lors de la guerre d'Espagne.

"Je crois qu'il est vrai de dire que l'intelligentsia s'est davantage trompée sur les progrès de la guerre que le peuple ordinaire et qu'elle s'est davantage laissée emportée par des sentiments partisans. Par exemple, l'intellectuel de gauche moyen a cru en 1940 que les Allemands étaient sur le point de contrôler l'Egypte, en 1942, que les Japonais ne seraient jamais chassés des terres qu'ils avaient conquises, et que le bombardement anglo-américains n'impressionnait pas l'Allemagne. Il était capable de croire ces choses parce que sa haine de la classe dirigeante britannique lui interdisait d'admettre que les plans britanniques pouvaient réussir. Il n'y a aucune limite aux folies qu'on peut avaler si on est sous l'influence de sentiments de ce genre." Tiré de "Notes on Nationalism."

Si le regard porté sur l'intelligentsia par Orwell (dont je viens d'apprendre que son vrai nom était Blair!) semble toujours valable - on remplacera simplement 'britannique' ou 'anglo-américain' par 'américan' tout court - on peut se demander si ce socio-libéral incompris des siens attribuerait plus de bon sens au 'peuple ordinaire' d'aujourd'hui.



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