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10.11.03

De l'inconvénient de ne plus être bête, puissant et dangereux

Il semblerait que le discours de Bush sur lequel François Brutsch s'enthousiasmait (voir ici et ) soit passé inaperçu des principaux journaux suisses romands - ce qui ne laisse pas d'émouvoir my fellow blogger, qui vient de nous le dire en recourant à un euphémisme. Il faut reconnaître que l'actualité électorale fédérale prend une tournure à la fois inédite et non dénuée de suspens - en tout cas jusqu'à l'élection de notre Exécutif, le Conseil Fédéral.

Il n'en reste pas moins que nos quotidiens, qu'ils soient milieu de gamme ou de référence, ont déjà publié des discours présidentiels beaucoup moins sexy et nettement plus casse-pieds que celui de Bush. S'agirait-il d'un parti pris idéologique de leur part ? Mais, dans le (plus ou moins) bon vieux temps, on lisait avec d'autant plus d'acharnement la prose des adversaires idéologiques pour mieux la déconstruire. Alors quoi ?

La conclusion suivante s'impose : aux yeux de nos politologues maison, donneurs de leçons de démocratie et d'ouverture au monde, haïsseurs de l'arrogance mais à qui on ne la fait plus, Bush a cessé d'être un homme puissant et dangereux - s'il l'a jamais été. Il est déjà un looser dont on n'a plus à tenir compte. Lorsque la suite des événements nous contredira, on fera comme nos prédécesseurs qui se sont arrangés pour n'être juste pas les derniers à dénoncer l'horreur rouge (famine en Géorgie, Goulag, Pol Pot, révolution culturelle). Et si nécessaire, on recourra à l'autoflagellation (appliquée aux autres de préférence) qu'on se fera un devoir de dénoncer, et puis on fera des cahiers et des dossiers et des films sur l'antiaméricanisme des années 2000...



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